par Historien » Jeu Juil 13, 2006 8:57 am
Chapitre 1 : Un maréchal sur le départ (par Nelfou)
Dès son réveil, Nelfou parti donc sur le terrain et se réengagea profondément dans la stratégie militaire. Les résultats furent immédiats et surprenants : alors que nous étions en mauvaise posture et avec des effectifs réduits, en quelques semaines, nos effectifs augmentèrent sensiblement, et nous repartîmes dans une période de victoires successives. Il semblait que rien ne pouvait plus nous arrêter, et la prise de points stratégiques importants se succéda à une vitesse incroyable, à tel point que nous contrôlions bientôt la quasi-totalité de la partie Nord ! Nelfou était en pleine forme, plus vif et astucieux que jamais, et l?espoir retrouva sa place dans le c?ur des Alliés. Tour semblait possible, et certains disaient déjà apercevoir à l?horizon le soleil se lever sur un monde en Paix.
Un homme exceptionnel accompagnait Nelfou. Il était tout aussi adroit et juste dans ses décisions que lui, et certains le disaient même encore plus doué que notre Maréchal. Celui-ci était loin d?être jaloux à cette idée, mais au contraire, de par sa sagesse infinie, plus Angélus, ce fameux Général, se montrait habile, plus il était content, et il se demanda même parfois s?il ne devait pas lui céder sa place? La seule chose qui le retient, c?est qu?il ne jugeait pas Angélus assez mûr, c?est à dire, empli de sagesse, maîtrisant complètement ses émotions, et sachant toujours mettre tous les colonels en parfait accord, afin d?assurer la cohésion de l?Alliance.
Cependant, on aurait dit que Nelfou vieillissait. Certes, physiquement, ses implants le maintenaient continuellement en forme, mais peu à peu, il léguait ses pouvoirs à Angélus, ne donnant plus son accord que pour telle ou telle décision, sans même organiser de plan de bataille. Il se fit de plus en plus muet et n?entretint des relations presque plus qu?avec notre Général. Nelfou se repliait sur lui-même, sa motivation se dissolvait dans les ténèbres, son esprit était tourné vers le plus profond de son être.
Sur le champ de bataille, il devenait de moins en moins actif. Il disparut même pendant quelques jours sans laisser de traces. Certains le croyaient mort, si c?était possible, mais d?autres pensaient simplement qu?il était parti en reconnaissance, comme il lui arrivait souvent.
Aujourd?hui, il n?est toujours pas revenu. Certains soldats, fuyant devant l?ennemi qui prend progressivement le dessus à l?Ouest, disent avoir vu un homme, ou une chose au loin, mais dès qu?ils s?en approchaient, plus rien n?était visible. Cela faisait longtemps que nous n?avions pas connu de défaite, et la disparition de notre Maréchal était inquiétante. Nous avons essayé de cacher sa disparition, afin de ne pas saper le moral des troupes, mais cela n?est pas facile.
Moi-même, Lews, un bon ami de Nelfou, n?arrive pas à comprendre pourquoi il est parti, si c?est de son plein grès. Je ne pense pas qu?il se soit fait enlever, mais je ne vois pas pourquoi non plus il nous aurait quittés, même temporairement. Je suis très inquiet, surtout que je le pensais d?un moral d?acier, et incapable de se remettre en question. Or, il semblerait qu?il ait des troubles d?ordre psychologique.
Je ne sais vraiment que faire. Cela fait un moment que je garde cela pour moi, mais cela fait trop longtemps. Je n?aurais pas pu tenir plus longtemps. Voilà, vous êtes maintenant au courant, et s?il vous plait, si vous savez quoi que ce soit, contactez-moi ! Je désespère.
Chapitre 2 : Un frère d?arme inquiet (Par Nelfou)
Hier, j?ai entrepris de fouiller dans ses affaires, après avoir eu la permission d?Angélus. Nelfou m?aurait fortement blâmé pour ce que j?ai fait, mais il faut que je sache. Une bonne heure s?écoula avant que je trouve un carnet, caché dans une boite derrière une cloison. En fait, c?est par chance que je suis tombé dessus : soupirant de lassitude et de fatigue, las de n?avoir aucun résultat, je me suis appuyé contre un mur qui m?a alors semblé bouger? C?est ainsi que j?ai déniché ce carnet.
Il s?agissait d?une sorte de journal, non pas sur ses actions ou ce qu?il se passait chaque jour comme dans un journal ordinaire, mais plutôt d?une étude de sa propre psychologie au fil des jours. Je ne suis pas très doué pour interpréter cela, néanmoins, on découvre quelques indices assez facilement. Si certains se révèlent habiles pour ce genre de chose, n?hésitez pas !
Voici le contenu de ce que j?ai trouvé :
Mardi 2 novembre
Le soleil qui jadis m?enveloppait
De sa chaleur douce m?a quitté
Le crépuscule tomba sur mon étang
Et se reflétèrent des rides de sang.
L?espérance, d?une crise de terreur,
Me laissa froid et parti en pleurs.
L?envie la suivit, son regard de reproche
Enflammant mon âme telle une torche.
Surgirent d?un profond inconscient
Des questions qui sans cesse naissant,
Envahirent mon fort intérieur
Et me déchirèrent de douleur.
Mes jeux scintillant d?inaptitude
M?informèrent en toute quiétude
Que je me retrouvais inapte à agir,
Mais simplement à voir et souffrir.
Ainsi mes peurs noyant mes désirs,
Je ne pouvais vivre qu?un délire,
Car je me sentais sans parcelle de courage,
Alors que l?envie en moi faisait rage.
mercredi 3 novembre
La nuit se fait dans mon esprit,
Et je ne me suis toujours pas éclairci.
D?où sort cette fatigue mentale,
Qui malgré moi me rend pâle ?
Je n?arrive pas à savoir pourquoi.
J?ai perdu ma motivation, pourquoi ?
J?ai une impression de lassitude en moi,
Alors que tout allait si bien ! Pourquoi ?
jeudi 4 novembre
Ce fut un matin qui réveilla cette étrange maladie,
Qui rongeant ma vie, me consumait petit à petit.
Alors que tout allait pour le mieux du monde,
Voilà qu?à cause de celle-là mes pensées fondent.
Elles se mêlent et m?empêchent de voir
La réponse à ma simple requête d?espoir ;
Qu?une seule lueur naisse ce soir,
Je me jetterais dessus et ne la laisserais choir.
vendredi 5 novembre
Un vent violent souffle devant moi,
Il continue d?emporter, je ne sais quoi,
Mais qui était comme un grand pilier,
Capital dans la construction de mon familier.
Je ne peux continuer à vivre entre deux temps,
A laisser mon âme rêver au lieu d?organiser,
A ne point parvenir à enfin m?éveiller,
Et retrouver ma force d?antan.
dimanche 7 novembre
Après de mûres réflexions,
J?ai convenu qu?une bonne leçon
Etait à tirer de cet état léthargique,
Afin de casser ce mur de briques.
Si cette folie qui m?envahit
N?était qu?un signe du ciel,
Pour m?annoncer la venue nouvelle
D?un caractère qui m?endurcit ?
Si ce trouble de mon esprit
N?était qu?une bonne nouvelle,
Attendant que je me renouvelle
Afin d?éclaircir ma vie ?
lundi 8 novembre
Je pense avoir trouvé ma voie,
Afin que ma mélancolie se noie,
Je vais m?en aller à travers bois,
Afin de méditer sur ce mal en moi.
Que la cime des arbres soit la hauteur de mes pensées,
Que le ruisseau qui court soit l?esprit vivifiant changé,
Que la terre et ses insectes fourmillent intensément,
Que l?air pur des contrées oubliées soit mon ciment.
Je veux construire l?apogée de mes souffrances,
Et que la mort tue la mort,
Je veux détruire ce passé qui n?a plus de sens,
Et que la mort tue la mort.
Chapitre 3 : Autour d?une table d?état-major (Par Wurzzag, à partir des réactions des différents intervenants)
Lors d?une de nos réunions journalières, Auron nous appris qu?il partait chercher le Maréchal, il avait pris sur lui de contacter les GF pour obtenir des hommes afin de faire des recherches dans le pacifique, ce que le colonel Cioran lui avait gentiment accordé, avec dans l?idée d?attaquer Honolulu.
Lews se rapprocha de Auron et le serra dans ses bras dans une étreinte sincère et fervente : « merci, mon ami, quelqu?un semble se soucier de son devenir, si mon colonel m?y autorise j?irai également à sa recherche »
Ce à quoi, Ghostdog répondit favorablement, bien qu?il soit triste de devoir se séparer d?un homme de valeur.
Le général Angélus arriva sur ceci, et avoua à Lews que lui aussi faisait chercher Nelfou depuis quelques jours par nos services de renseignement, mais que cela n?avais rien donné, car Nelfou devait être en compagnie de soldats dont les équipements de transmission étaient endommagés.
A cela Solthaar répondit : « Contrairement à vous autres, et malgré les apparences, je ne me fais guère de soucis pour notre maréchal, il a toujours su ce qu'il faisait, et il avait simplement besoin de se retrouver seul un peu pour "respirer"... je sais qu'il nous reviendra sain et sauf... si je n'étais pas engagé sur plusieurs fronts à risque, je serais parti volontiers à sa rencontre... Mais je sens toujours sa présence lorsque je suis face à plusieurs ennemis, et cette présence m'a jusqu'à présent permis, nous a jusqu'à présent permis de reprendre de précieuses cités à l'ennemi... tant que je sentirais sa présence, rien ne pourra nous arriver...
Longue vie au Maréchal !!! »
Lews entra dans un état de frénésie intense pensant que Solthaar se moquait de ce qu?il pouvait arriver à son ami. Pour le calmer, j?annonçais alors la décision que Wizzbang et moi avions pris avant de venir à cette réunion : « Nous irons le chercher à partir de demain, nous avons passé assez de temps à ses cotés lors de son hospitalisation pour dire que nous le connaissons assez bien. Nous irons donc à l'ouest à partir de ce soir. Si nous le retrouvons, nous l'emmènerons au docteur Fitz. Il faut absolument qu'il examine notre maréchal. »
Chapitre 4 : Un Maréchal malade ! (Par Nelfou)
Nelfou errait dans la forêt. « Hé ! ? Où êtes-vous ? » L?ourlet de son manteau gris clair trempa dans le sang quand il enjamba le corps d?un jeune soldat, défiguré par l?horreur de ses derniers instants, ses jeux encore ouverts figés dans l?incrédulité. « Où êtes-vous ? Où vous cachez-vous tous ? »
Ses yeux captèrent son reflet dans une mare. Ses habits étaient sales et déchirés, imprégnés de la même poussière qui couvrait sa peau et ses cheveux. Pendant un moment, il palpa les insignes brodés sur son manteau, cinq étoiles dorées. Cela voulait dire quelque chose, ces étoiles. Pourtant, elles ne purent retenir longtemps son attention. Il contempla son image avec le même étonnement. Un homme de haute taille, juste parvenu à l?âge mûr, de belle mine, mais ayant à présent un visage ridé par la tension et l?inquiétude, des yeux sombres qui en avaient trop vu. Nelfou commença à glousser, puis rejeta la tête en arrière ; son rire se perdant dans la forêt sans vie.
« Revenez ! ! Il faut que vous voyiez cela ! »
Derrière lui, apparu d?entre les broussailles carbonisées un homme qui jeta un coup d??il autour de lui, le dégoût lui crispant brièvement la bouche. Moins grand que Nelfou, il avança avec circonspection, relevant son manteau d?un geste précautionneux empreint de répulsion pour éviter de frôler le mort. Son attention était fixée sur l?homme qui regardait dans la marre en riant.
« Nelfou ! dit-il, Je suis venu te chercher. »
Le rire cessa net et Nelfou se retourna sans témoigner de surprise.
« Ah, un hôte. Venez-vous en Paix, étranger ? Soldat ! Saluez donc cet homme ! »
Les pupilles de l?homme se dilatèrent, ses yeux se dirigèrent vivement vers le corps du jeune soldat, puis revinrent à Nelfou.
« Que le diable m?emporte ! Le Tronium pourrait alors encore attaquer ton cerveau ! Je pensais que Fitz Fluss l?avait totalement retiré.
- Tronium... » Nelfou frissonna et leva la main comme pour écarter quelque chose. « C?est dangereux ça, le Tronium.
- Ah, tu te rappelles au moins cela. Que te rappelles-tu d?autre ? Souviens-toi, je ne te laisserais pas finir drapé dans l?inconscience ! »
Pendant un moment, Nelfou contempla sa main levée, fasciné par les desseins de la crasse. Puis il s?essuya la main sur son manteau encore plus sale et reporta son attention vers l?autre homme. « Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
- Mais c?est moi, ton fidèle Wurzzag !
Des souvenirs remuaient dans la mémoire de Nelfou, mais il détourna la tête pour s?y dérober. Il jeta un regard sombre dans la forêt. « Ils devraient être là pour saluer notre hôte. » murmura-t-il distraitement, puis il éleva la voix. « Où êtes- vous ? »
Wurzzag esquissa une grimace. « Regardes-toi, dit-il, tu étais un Maréchal exceptionnel, tu savais gérer toutes les affaires, tu donnais un moral infini aux troupes? Et maintenant regardes-toi ! Une épave brisée. Oh, excuses-moi, ce n?est pas de ta faute ce qu?il t?arrive, mais si désolant.
- Je ne comprends pas ce qui retient mes soldats.
- Dommage que le Docteur Fluss ne soit pas là. Je n?ai jamais été très habile à guérir. »
Soudainement, une seringue, sortie de la main de Wurzzag, fila vers Nelfou et le piqua. Il tomba aussitôt dans un sommeil profond, avant même de se rendre compte de ce qui lui arrivait. « Désolé, Nelfou, mais je n?avais pas le choix, murmura Wurzzag. »
Chapitre 6 : Une visioconférence depuis Los-Angeles (Par Wurzzag, à partir des réactions des différents protagonistes)
Le lendemain matin, à Europolis, de nombreux soldats de l?alliance attendait des nouvelles de leur Maréchal, Lews m?apostropha sans me laisser le temps d?installer correctement le matériel : « Vous l'avez retrouvé! Dieu soit loué ! Dans quel état est-il vraiment? Il n'est pas mourant j'espère? Il est quand même resté longtemps sans manger... Tu l'escortes où? Où puis-je le voir? »
Sous cet assaut de question je ne sut que répondre, et attendis que la tempête passe. Notre général vint à mon secours en donnant les éléments déjà en sa possession. Lews s?excusa et s?inquiéta des conséquences des actes de son ami. Megazorb, en bon médecin, s?inquiéta quant à lui de l?état de santé de son patient habituel, mais réfléchit aussi au conséquence qu?apporterait une dégénérescence complète du cerveau de Nelfou. Ses conclusions furent désastreuses et il ne désira pas nous en faire part.
J?essayai alors de rassurer tout le monde en parlant du professeur Fluss : «Ne t'inquiète donc pas Megazorb, le professeur Fluss est le médecin qui la suivi tout au long de son coma, ainsi que le créateur des implants dans l'alliance. Je pense qu'il sera capable de traiter les restes de Tronium. Il a fait de nombreuses découvertes ces dernières années sur les radiations qu'émet le Tronium. On verra bien ce qu'il dira quand il verra son patient.
Ne t'inquiète pas non plus Lews, il a juste attaqué un de nos pelotons au lance-flammes. Nous sommes, heureusement, les deux seuls survivants grâce à notre constitution augmentée artificiellement. Ceci ne doit pas sortir de ces murs, compris ! »
Larsen et Mad qui étaient resté silencieux jusque là, prirent la parole pour nous féliciter et pour mettre leur espoir dans le professeur Fluss.
Chapitre 7 : Un médecin exceptionnel (Par Wurzzag)
Le pr. Fitz Fluss était assis à coté de moi, sur un banc, devant l?hôpital principal de Seattle. Il paraissait rêveur, ne parlait pas, les yeux suivant les bateaux que l?on apercevait dans la baie.
D?un coup après deux heures d?attente, il se tourna vers moi, et me demanda : « Mais pourquoi sont-ils aussi en retard ? » Ce sur quoi je répondis que je n?en savais rien, qu?ils arriveraient en temps et en heures. Il rigola tristement me regardant dans les yeux : « Il est peut-être déjà trop tard. Nelfou a sombré dans la folie, je ne sais si j?arriverais à l?en sortir. »
Nous continuâmes à attendre pendant deux jours, l?hôpital nous avaient prêté deux chambres, dans l?aile du personnel soignant. Puis dans la matinée du quatrième jour, je vis apparaître un monstre, émergeant de la brume. Il s?approcha de moi, et me dit que le professeur l?attendait ainsi que son frère. Quand il se présenta, je manquais de m?évanouir, j?avais devant moi un des premiers implantés de l?Alliance, et un des sergent-chefs avec le plus d?expérience au sein de Son armée. Sur quoi je répondis en tremblant de la tête au pied : « je suis l?assistant ? du professeur Fluss. Il ? v? vous att?end dans le hall, les journées commence à être fraîche pour ses os. » J?étais content, j?avais réussi à transmettre mon message.
A ce moment-là un deuxième homme, encore plus massif que le premier arriva en courant, portant un homme sur le dos, et criant à mon interlocuteur qu?Il faisait encore une crise. Wurzzag se retourna, sorti d?une poche et planta une seringue dans le bras du corps que le deuxième homme, que je supposais être Wizzbang, leur légende disait qu?ils ne se quittaient jamais, portait sur son épaule. La dextérité avec laquelle il s?acquitta de sa tâche m?impressionna, je n?étais pas capable de faire de même et pourtant c?était un soldat, pas un médecin.
Le deuxième homme reparti, vers l?hôpital, toujours en courant.
Je suis en train de réfléchir, lorsque derrière moi, je reconnus une voix que je n?avais pas entendue depuis des lustres et des lustres.
« - Bonjour professeur, je vous amène vous-savez-qui.
- Bienvenue Wizzbang, me retournant, infirmiers, amenez une civière, et mettez ce patient en salle d?opération, et revenez me dire laquelle. Que lui arrive-t-il ?
- Je n?en sais rien professeur, il a disparu après la campagne de Hawaii, or cela a inquiété son aide de camp, Lews Therin Telamon, je crois qu?il s?appelle, c?est un nouveau avec lequel s?entend parfaitement notre maréchal.
- Alors avec Wurzzag, nous sommes partis le chercher, nous l?avons trouvé le premier soir de nos recherches. Il venait de massacrer le contingent qui nous accompagnait. Quand nous l?avons reconnu, ce qu?il n?a pas fait, il nous a attaqués, et Wurzzag avec sa dextérité lui à lancer une seringue hypodermique qui l?a endormi aussi sec. Après cela, il vous a appelé et vous a donné
Ici mais nous nous sommes vite aperçus que nos kits de soins lui seraient plus utiles qu?à nous même, donc nous l?avons soigné en rentrant tranquillement. »
Me retournant, j?aperçus le professeur qui m?appelait depuis l?entrée de l?hôpital, je m?empressais alors d?aller le rejoindre accompagné de Wurzzag.
Quand nous arrivâmes, le professeur était en train de demander un scanner de son patient.
Lors que la préposée à l?accueil, lui répondit qu?il était en panne, je crus qu?il allait la tuer, il se jeta sur elle, la chopa par le col et la regardant dans les yeux, lui demanda froidement si elle souhaitait que son patient meure. Elle lui indiqua, sans qu?il le lui demande le bureau du directeur où il se dirigea précédé par Wizzbang qui écarta toute opposition que les gardes auraient pu envisager. Une fois dans le bureau du directeur qui pour son malheur se trouvait là, une discussion que l?on entendit dans tout l?hôpital, car Wizzbang avait branché le Haut-parleur, s?engagea. Décemment je ne peux écrire les détails des menaces du professeur, mais celles-ci furent assez convaincantes pour que le directeur demande à Wizzbang l?aide de l?armée pour calmer le professeur.
Une fois le scanner réparé, ceci en moins d?une heure et demi, le professeur donna tout son potentiel pour soigner son patient. Il enchaîna les examens divers et variés, les tests sur le Tronium ainsi que sur les implantations qu?il avait faites à Nelfou. J?ai découvert le nom de notre Patient, le deuxième jour, lors du départ de Wurzzag et Wizzbang, quand ceux-ci dirent au professeur de prendre bien soin du maréchal.
Les résultats parurent lui plaire suffisamment pour qu?il déclare son patient soignable.
Il demanda une salle d?opération pour le lendemain matin, pour une durée indéterminée de vingt-quatre à quarante-huit heures.
Cette opération fut celle où je vis, pour la première et unique fois, le professeur, dans un état de frénésie digne des guerriers Vikings de l?ancien temps. Il ne mangea ni ne dormit pendant toute la durée de l?opération. Il trouva, dans la boite crânienne de Nelfou, deux atomes de Tronium qui avait migré à travers tout le cerveau, ceux-ci altéraient maintenant la perception des événements de Nelfou car les radiations parasitaient les informations qui passaient dans les neurones adjacents, le problème fut de les retirer sans endommager le reste du cerveau. Notre chance fut qu?un des collègues du professeur avait inventé un laser qui traverse les cellules humaines sans lésions jusqu?à ce qu?un des divers faisceaux émis rencontre les autres au niveau de la zone à traiter. Cette opération qui nécessite la mise en place de trente-deux faisceaux, puis une attente de sept heures de traitement par zone avait jusque là été réalisé pour une seule zone en trente-six heures. Le professeur mit, quatre heures de moins pour faire les deux traitements. Apres cela, nous avons ramené Nelfou, jusque dans sa chambre où il a dormi pendant quatorze jours, de réveillant parfois, pour regarder la chambre puis se rendormant.
Le maréchal sortira aujourd?hui de l?hôpital. Il sera dans un état physique dans lequel aucun homme qui a subit une telle opération ne pourra jamais prétendre. Toutes ses fonctions motrices et psychologiques sont rétablies. Il faudra juste qu?il fasse une visite de contrôle tous les six mois, car cette opération peut laisser des séquelles mineures mais gênantes.